Un film de : Aladin Dampha / Ebuka Anokwa / Lionel Rupp / Lucas Grandjean / Lucas Morëel / Mamadou Bamba

« Ils disent que tous les Africains sont des dealers, sauf Obama et Mandela. »

L

« On m’a appris que le Christ était un homme blanc avec des yeux bleus. »

Ebuka Anokwa 

Des hommes noirs, menacés par la police et stigmatisés par la population, se rassemblent dans un lieu autogéré au cœur de la ville. Ils témoignent de leur quotidien et revendiquent leurs identités, sans avoir à s’excuser de ce qu’ils sont.

« Depuis des siècles et des siècles, 
Le désert et la mer ont enterré
nombre de personnes non-identifiées.
Car la mer dans toute sa merveille
ne pardonne à personne. »

Mamadou Bamba

« Une pierre peut rester dans une rivière mille ans, elle ne se changera jamais en un crocodile. »

Aladin Dampha

Descriptif

No Apologies décrit l’état de siège physique et mental des noirs en situation précaire à Lausanne. Confronté à la nécessité de protéger l’anonymat et à l’impossibilité de filmer dans la rue, No Apologies s’est constitué autour d’un dispositif permettant aux protagonistes de s’exprimer librement. Masqués ou à visage découvert, ils témoignent de leur parcours personnel, de la survie au quotidien et de la violence de la police. Ils questionnent ainsi leur place dans une société suisse qui les considère comme des parias. 

Le film est un projet collectif issu d’une alliance entre personnes directement concernées et professionnelles du cinéma. Il a été produit dans l’urgence, en mode guérilla, libéré des contraintes de financements institutionnels. 

Festivals

– Festival Cinémas d’Afrique, Lausanne. 24 août 2019. Première Mondiale

Cinémas

Le Rex 1, Fribourg. le 26 novembre. Projection en présence de l’équipe. (programme ici)

Kremlin, Monthey. le 21 novembre. Projection en présence de l’équipe. (programme ici)

Espace Noir, St-Imier. A partir du 21 novembre. (programme ici)

Bellevaux, Lausanne. A partir du 8 octobre. Première en présence de l’équipe (programme ici)

Le Royal, Sainte-Croix. A partir du 20 octobre. Première en présence de l’équipe (programme ici)

Spoutnik, Genève. A partir du 13 octobre. Première en présence de l’équipe (programme ici)

Cinéma d’Oron, Oron-la-Ville. A partir du 12 octobre. Première en présence de l’équipe (programme ici)

Minimum, Neuchâtel. A partir du 10 octobre. Première en présence de l’équipe (programme ici)

ABC, La Chaux-de-Fonds. A partir du 9 octobre. Première en présence de l’équipe (programme ici)

News

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Médias

« Point de culmination en fin de parcours : l’exhortation étincelante de lucidité en un anglais mâtiné d’accent nigérian face caméra d’Ebuka Anokwa, qui déploie les fils de l’histoire coloniale et postcoloniale occidentale où se cristallisent les paradigmes des mythes du paradis occidentale. » Filmexplorer, 21/10/19

« Objectif atteint pour le film qui continue sa vie dans les salles avec un succès inespéré pour un petit documentaire, totalement autogéré, en marge de tous les circuits officiels. » Vertigo, RSS 18/10/19

« C’est justement afin que l’on n’oublie pas ces victimes, pour tenter de combler un tant soit peu le gouffre d’incompréhension, terreau fertile à une peur teintée de haine, que ces jeunes africains ont souhaité témoigner dans ce film-documentaire intimiste.» Bon pour la tête, 11/10/19

« Un film qui donne la parole à ceux que l’on n’entend jamais. » 19.30 RTS, 09/10/19

« Dans le documentaire No Apologies, qui a fait salle comble mardi au Cinéma Bellevaux à Lausanne, Ebuka, Mamadou, Franck et leurs compagnons anonymes racontent leur quotidien d’homme noir dans la capitale vaudoise tel qu’ils le vivent avec leurs mots de poète, de philosophe, de militant et d’êtres humains. » Le Temps 09/10/19

« Réunis le temps d’un repas du soir dans un centre autogéré, ils témoignent à visage découvert, ou pas, de leur condition d’immigrés, de la discrimination. Et c’est choc. » 20 minutes 09/10/19

« Avec No Apologies, c’est un OVNI cinématographique qui sort sur les écrans romands » 24 Heures 07/10/19

« Un film sans concession, franc, brutal, qui dépeint une réalité crue, violente et pourtant non dénuée de philosophie et de rires. » L’Événement Syndical 02/10/19

« Aujourd’hui les jeunes migrants noirs veulent sortir du silence, se réapproprier la parole, s’expliquer face à l’opinion public. Et c’est à travers un film qu’ils le font. » Forum RSS 08/09/19

« Projeté en première mondiale samedi au Festival Cinémas d’Afrique, le film No Apologies, qui raconte la vie de migrants noirs à Lausanne, a fait salle comble » Le Courrier 26/08/19

«Une revendication de leur identité, sans avoir à s’excuser de ce qu’ils sont » La Télé 20/08/19

« Nous dormions dans la forêt. C’est là que nous avions créé notre empire. »

Aladin Dampha

« Combien d’entre vous devrais-je convaincre que je suis un bon homme noir. »

Ebuka Anokwa

Crédits

Ebuka Anokwa

Né en juin 1989 dans l’État d’Enugu, au Nigeria. Il fait ses études primaire et secondaire. Alors qu’il est adolescent, il est bien connu comme danseur de rue et rappeur dans son quartier. Après ses études, il trouve un emploi dans un hôtel comme room service. En 2009, il part en Italie pour rejoindre son frère. Tant qu’il vit avec son frère, la rue est sa seule chance de survivre. En 2012, il va en prison et en sort en 2013. Il décide ensuite de s’installer en Scandinavie, mais il est expulsé en Italie. En décembre 2014, il s’installe de nouveau en Suisse. ll y découvre plus d’opportunités de se lancer dans une carrière d’artiste. En 2016, il débute l’écriture d’un livre, sa première poésie appelée Piece think of mine. Depuis quelques années, il se produit dans des lieux alternatifs. Il a finalement pu économiser un mois de salaire pour acheter un DJ set et c’est de là que vient son nom d’artiste, DJ Emma the Great.

Aladin Dampha

Né en 1996 à Latrikunda en Gambie. Il obtient son diplôme en 2011 à Banjul. À cette époque, il veut devenir footballeur. En 2013, il s’installe en Italie pour poursuivre sa carrière professionnelle mais cela ne se réalise pas. Il commence à travailler comme activiste en écrivant dans les médias sociaux et sur Internet sur le racisme et la brutalité policière.  En 2015, il déménage à Lausanne, en Suisse, sans famille. Il dort au Sleep-in (une maison qui aide les sans-abri), dans les bunkers et des lieux privés. Plus tard, avec des amis du Sleep-in, il fonde un réseau, Jean Dutoit, qui squatte une première maison à Fourmi en 2015. Après seulement deux semaines, ils déménagent avec le collectif Jean Dutoit dans l’ancienne usine de Heineken. Il s’est marié en 2017 et fait partie du collectif Outrage, qui lutte pour les personnes victimes de racisme, et Jupiter Sound System, un collectif de soutien aux prisonniers.

Lionel Rupp

Né 1983, il réalise plusieurs courts-métrages, tels que Le Poisson, Eskapop et La Forêt qui ont concouru dans de nombreux festivals internationaux et reçu plusieurs prix. Il termine sa formation à la HEAD, à Genève, en 2011. Dès lors, il travaille avec des metteurs en scène, des musiciens et des plasticiens sur différents projets interdisciplinaires. Il collabore sur les projets individuels ou collectifs de Zooscope depuis sa création en 2008. En 2012, il réalise avec son frère Adrien Rupp son premier long-métrage, Quai Ouest, une adaptation éponyme de l’œuvre de Bernard-Marie Koltès. Il co-réalise le long-métrage Heimatland en compétition internationale au festival de Locarno 2015. En 2017, le documentaire A Campaign of Their Own est sélectionné en compétition officielle à Vision du Réel, Karlovy Vary et à Locarno.

Lucas Grandjean

Né en 1983, il étudie les Relations Internationales puis s’implique dans la défense des droits humains pour différentes ONG en Suisse et dans divers pays en crise. En 2018, il s’oriente vers la production audiovisuelle et travaille une année comme assistant de production pour Beauvoir films à Genève, notamment sur les documentaires Walden (Karlovy Vary, Sundance), Closing Time (Locarno, IDFA).

Lucas Morëel

Né en 1989 à Yverdon-les-Bains. Il obtient le grade de Premier Lieutenant lors de son service militaire dans les troupes sanitaires. Fort de cette expérience de cadre, il intègre McDonald’s en qualité de coordinateur de quart pour la durée de son Bachelor en Lettres à l’Université de Lausanne. Une décompensation le pousse à tout quitter et vivre dans la forêt. Puis, remarquant qu’il n’y en a plus, dans la rue, dans des squats, dans des locaux de répétition.

Mamadou Bamba

Né en août 1985, à Man en Côte d’Ivoire, il fait sa scolarité entre Abidjan et Man. Après de brèves études supérieures, il se retrouve à Abidjan et y travaille en tant que chauffeur de bus et taxi. En 2006, il part vivre en Italie chez sa mère adoptive. Il cumule divers emplois dans le secteur industriel dans la fonderie et la mécanique. Dès 2007, il se plonge dans la poésie et écrit un premier recueil. En 2013, il arrive en Suisse et commence à travailler dans le secteur des services. En 2017, il intègre le collectif St Martin, actif dans la vie culturelle et sociale de Lausanne. 

CREDITS

Écriture / Réalisation : Aladin Dampha, Ebuka Anokwa, Lionel Rupp
Production : Lucas Grandjean
Logistique : Lucas Morëel
Poésie : Mamadou Bamba

Ingénieur-e-s- son : Erika Nieva da Cunha, Cédric Simon
Masques : Aline Badertscher
Fixeuse : Rebecca Tickle

Montage : Lionel Rupp, Zooscope, Lausanne
Sous-titres : Lucas Morëel, Rebecca Tickle, Sarah Frehner
Étalonnage & DCP : Robin Erard, Rougegorge postproduction, La-Chaux-de-Fonds
Mixage son : Monika Kosmauskaitė Žižiūnė, Studio Roof Sound, Vilnius, Lituanie

Graphisme : Joël Boucheteil
Photo affiche & site web: Jorge Stamatio

                  

 

Contacts

Pour toute demande d’information ou pour organiser une projection:

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